Monthly Archives: octobre 2018

De Hitler au point Godwin : comprendre le nazisme pour prévoir son retour (France-Culture)

J’aime bien les débats, quand ça frotte un peu, il se révèle des trucs… Là ce que je trouve intéressant c’est cette histoire de disruption cognitive… C’est simplement qu’à un moment on prends connaissance d’une info, mais comme on manque de références, d’imagination, etc… pour en saisir toute sa dimension, on imprime pas, ça passe au travers… Dans ce que j’en ai compris ici, c’est lorsqu’on avait les éléments pour comprendre ce que la nazisme était en train de faire, on avait beau avoir certaines infos… ça n’imprimait pas…

Je fais un parallèle avec la question de l’effondrement… Comme on n’a jamais été confronté à cette idée, les infos ont bon tombées… ça glisse… jusqu’au jour où aïe aië aië

 

Climatosceptique… en toc ?

D’abord c’est la lecture dans Valeurs Actuelles de l’interview de François Gervais un climatosceptique

Un petit extrait:

Pourquoi dites-vous que le dioxyde de carbone est tout le contraire d’un polluant ?
Le gaz carbonique, CO2, est la nourriture indispensable et irremplaçable de la végétation. Son augmentation dans l’atmosphère, pourtant minime en volume, de 0,03 % à 0,04 % en un siècle, a permis une croissance de la biomasse de l’ordre de 20 %. Les mesures par satellite confirment l’extraordinaire verdissement de la planète. Le bénéfice pour les récoltes a été évalué à 3000 milliards d’euros.

https://www.valeursactuelles.com/sciences/rechauffement-climatique-malgre-des-projections-non-validees-le-giec-persiste-dans-lalarmisme-99673

D’accord, c’est un site facho, mais des fois… Moi qui suis un douteux pathologique, ça me le fait… douter..
J’aime bien quand j’entends parler de quelqu’un d’aller voir une vidéo avec sa tronche , et là je trouve ça:

Je trouve le gars sympa, la bonne tête, le genre de type à qui je ferais confiance… là aussi c’est vrai que la chaîne vidéo est plus que douteuse.. Mais ce que le mec dit, pour moi, qui au niveau « scientifique » ne touche pas sa bille, ça pourrait bien le faire….

Mais grâce au réseau sociaux je trouve une analyse du discours du monsieur… et , même si c’est en 2013 … là ça dégringole sec…

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/28/les-contre-verites-du-dernier-pamphlet-climatosceptique_3504317_1650684.html

Puis il y a sa réponse….

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/28/la-reponse-de-l-auteur-francois-gervais_3504318_1650684.html

Là je pédale dans la choucroute 🙂 🙂

Qu’est-ce que j’aimerais voir ces deux types face à face, dans un débat bien organisé, pas de ceux qu’on nous sert habituellement…

 

Albi, l’auto-suffisance alimentaire …???

Sur un réseau social je trouve une belle histoire à Albi d’expérience de suffisance alimentaire, ça fait rêver

Sur un réseau social je trouve une belle histoire à Albi d’expérience de suffisance alimentaire, ça fait rêver


Les commentaires sont dithyrambiques, « c’est super », « vive Albi « etc et puis une personne sûrement malintentionnée poste un lien vers un article de Reporterre à ce sujet:
https://reporterre.net/L-autosuffisance-alimentaire-a-Albi-Dommage-c-est-du-pipeau

Et ce qui est marrant c’est, comment ça secoue un temps le fil du commentaire, et ensuite ça roucoule à nouveau… comme si les gens avaient besoin qu’on leur raconte de belles histoires… StoryTelling, c’est comme ça qu’on dit, hein?

Il me semble qu’on n’a pas fini de nous raconter de belles histoires pour bien nous endormir… mais comme je suis insomniaque, il y a des trucs qui ne passent pas…)

Joëlle Aubron… directe… [Vidéo]

J’ai été prendre ça sur le FB de Pierre Carles, pas besoins de commentaires… il y a son rire…

Parution du livre « Dix ans d’Action directe » de Jean-Marc Rouillan (Agone, 2018).

https://agone.org/memoiressociales/dixansdactiondirecte/

L’auteur a enfin la possibilité de s’exprimer sur l’histoire du groupe armé AD auquel il a appartenu, sans courir à présent le risque de retourner en prison. En 2004, sa camarade Joëlle Aubron avait bénéficié d’une grâce médicale et pu évoquer ses combats avec AD quelques mois avant sa mort. Ses propos figurent dans le documentaire inachevé « Ni vieux ni traitres » (réalisation : Pierre Carles et Georges Minangoy) conçu en 2006 dans le cadre d’une campagne appelant à la libération des prisonniers politiques (extrait ci-joint). A la même époque, Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, censurait un reportage tourné par une journaliste de sa chaîne dans lequel Joëlle Aubron s’exprimait. Cette dernière y tenait des propos réfléchis, plutôt sensibles, cadrant mal avec l’image de «terroriste» véhiculée pendant de longues années par les grands médias sur les militants d’Action directe.

Amandine Gay…On est toujours dans une sorte de conversation forcée avec le groupe majoritaire »[France-Culture]

Je suis toujours étonné par les gens qui parlent simplement de choses pas forcément simple…..
Le seul bémol dans ce qu’elle dit là, c’est cette volonté d’être reconnue en tant que « Réalisatrice de films ».. il me semble qu’elle tombe là, dans un piège où elle se diminue… Bon, ce sont mes délires…

« Il suffit de traverser la rue… » : la ritournelle des emplois non pourvus

C’est étrange ce site « The Conversation » il y a des kilomètres de publications qui semblent issues d’universités… ça part dans tous les sens, et ça fait regretter de ne pas avoir 15 vies pour en lire un max. (Ici les chiffres, ça y va… mais quand même ça vaut le coup..)

Dimanche 16 septembre, interpellé par un horticulteur sans emploi, le président de la République Emmanuel Macron lui a répondu « je traverse la rue, je vous trouve un emploi ». Cette phrase relance un vieux mythe : les chômeurs sont responsables de leur propre chômage, car ils accompliraient trop peu d’efforts pour retrouver un emploi.

Cette sortie présidentielle, et les commentaires qui l’accompagnent, posent trois questions distinctes :

  • Y a-t-il assez d’offres d’emploi en circulation pour tous les chômeurs, et peut-on en conséquence leur imputer la responsabilité de leur propre chômage ?
  • Combien d’offres faut-il pour occuper un chômeur ?
  • Enfin, peut-on s’appuyer sur les bases publiques de Pôle emploi pour mesurer le non-pourvoi ?

18 000 emplois non pourvus faute de candidats en 2017

Berçeuse.. [Vidéo]

D’après ce que j’ai compris il s’agît de ça « Un petit garçon chantant une berceuse Yoruba pour endormir son jeune frère fait fondre le cœur des Nigérians » les paroles seraient:
🎶 Oh mon Aderemi, oh mon Aderemi, arrête de pleurer ma bien-aimée, oh arrête de pleurer ma bien-aimée
Oh mon Oluwadara, oh mon Oluwadara, ne sois pas fâché mon bien-aimé, oh ne sois pas fâché mon chéri
Oh mon Aderogba, oh mon Aderogba, arrête de pleurer ma bien-aimée, oh arrête de pleurer ma bien-aimée …

Et tout d’un coup je me demande, si dans notre « beau pays » un gosse de cet âge serait capable de chanter ça à son petit frère…, Comme une impression que des choses vitales se perdent..

Krump? je connaissais pas ! [Vidéo]

Au début il y a cette vidéo partagé par Houria Bouteldja sur Fesse Bouc…

Avec comme commentaire « ouah ! »

Je regarde la vidéo, une fois, deux fois trois fois, et à chaque fois une émotion très forte, très très forte…. Faudrait que je creuse ce que je ressens là… C’est peut-être qu’au travers d’une confrontation musique baroque et danse urbaine.. Il se passe quelque choses de l’ordre presque de l’émancipation… Oui je reconnais que je fais un peu dans l’exotisme, dans le missionnaire blanc qui  espère sauver ces noirs perdus dans le pêché… Bref, je fantasme…

Je commence à creuser, chercher qui est le type qui a fait ce film, et je regarde cette vidéo où le mec est interviewé.. Il est calme, je ne dirais pas « modeste » mais simple quand même, il mets les choses à plat les difficultés rencontrées.. Comme j’ai par moment des pratiques de filmage, ça m’intéresse bien…

Et puis j’en parle à ma voisine qui est pointue sur les questions race genre etc et fan de musique baroque… et elle n’accroche pas… et me fait remarquer que le titre du morceaux c’est:

Les Indes galantes : Les Sauvages – Danse du Calumet de la Paix

Il y a là un petit soucis, mais bon…

Je cherche ce que c’est que le  Krump..; et wikipédia m’explique que c’est pas rien ce courant de danse:

« Le Krump est une danse née dans les années 2000 au cœur des quartiers pauvres de Los Angeles1. Cette danse, non-violente malgré son apparence agressive à cause des mouvements exécutés très rapidement, de la rage ou la colère qui peut se lire parfois sur les visages des danseurs de Krump que l’on appelle les « Krumpers », se veut être une danse représentant la « vie » et toute sa « jouissance ». En effet, il n’y a aucun conflit physique entre les danseurs.  »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Krump

 

Et comme je suis très curieux, je cherche encore et je tombe sur une vidéo qui évoque un gros festival de Krump, avec des vidéos à l’appui, et là je me rends compte que le filmeur n’a rien inventé, qu’il a même beaucoup pompé, côté dispositif scénique , éclairage… etc…

 

 

Pendant ce temps je montre la vidéo à la nièce de ma voisine qui est une chorégraphe qui mériterait d’être mondialement connue..:

« Mais je suis scotchée de cette universalité

À travers ces images, cette musique, cette gestuelle et cette musicalité

Faire ressortir le côté tribal sur un tel support musical fallait y aller

C’est tout ce que j’aime

De la rage visuellement, et un côté salon où l’on boit le thé entre csp ++ dans l’oreille

Ça entrechoque tous les préjugés qu’on peut avoir sur cette danse et sur cette musique

Voilà mon avis… »

 

 

Drôle de voyage, non?

 

Il me reste qu’à chaque fois que je regarde cette vidéo je suis très ému…

Z………, l’Algérien honteux

J’ai une certaine affection pour ce qu’écrit Malika Salaün.. Elle peut sortir des analyses sur un film, l’histoire d’un quartier de Toulouse, ou tout autre chose,l’air de rien et puis c’est du local.. (J’espère toujours qu’un jour localement ce genre d’intelligence se combine avec d’autres et que cela produise des choses ici et pas toujours qu’à Paris…) Ensuite ça fouille loin.. c’est tout à fait discutable aussi, bref il y a de la matière 🙂

 

Si on doit parler de racisme et de nom, Zemmour n’est pas la première chose qui devrait venir en tête. Zemmour n’a pas le pouvoir d’influer sur nos identités, l’administration française l’a, la plus abrutie des fonctionnaires de mairie l’a.

Si on doit parler de racisme et de nom, on doit se souvenir de toutes les victimes de la suprématie blanche dont le nom, quel qu’était sa forme, a été effacé et remplacé par un nom européen, que ce soit par violence hier ou par séduction aujourd’hui. Une jeune Jamaïcaine écrivait, récemment, la rage qu’elle ressentait chaque fois qu’on lui demandait si elle venait d’Ecosse, tout ça parce que l’esclavagiste qui avait la propriété de ses ancêtres était un colon écossais. Et son nom lui rappelle ça chaque jour. Et elle ne peut pas y reprendre le nom de ses ancêtres car elle ne sait ni quel nom c’était, ni d’où ce nom viendrait. Voilà jusqu’où nous affecte le colonialisme.

Ou bien les cas où ce nom a été, sans l’accord de la personne, « francisé », simplifié ou remplacé par un nom ridicule.

En manipulant les identités indigènes sans scrupules, le système raciste rappelle son droit de propriété sur nous. Hier et aujourd’hui.

Si Zemmour avait critiqué le choix de nom de mes parents, j’aurais été partagée entre :

– Le rire, que cet assimilé croie que je serais affectée par son opinion.

– La pitié, devant les ravages du racisme sur cet homme.

La façon dont ce débat a été posée a fait gagner non pas Hapsatou Sy mais la France : ces deux indigènes n’ont pas arrêté de lui déclarer leur amour depuis cet incident. Et ça fait de la peine, parce que cet amour ne va que dans un sens et ils n’ont pas l’air de s’en rendre compte.

Si on place le débat sur le terrain de nos actions possibles, on peut dire qu’on est à un moment critique. Notre ascension sociale s’accompagne d’une perte de repères inquiétante. On est complètement ensorcelés par l’idéal occidental. A chaque génération il y a davantage d’indigènes aux noms européens, aux noms ambigüs ou aux noms exotiques qui viennent de nulle part ou, pire, d’indigènes qui simplifient eux-mêmes eux-mêmes leur nom. On est devenus autonomes, il n’est plus nécessaire de nous forcer à abandonner le nom de notre lignée, de nos aïeux, on s’en charge nous-mêmes. Si on rassemblait tous nos ancêtres vivant aux début du 20ème siècle, toutes cultures confondues, et qu’on leur présentait les kylian, anakin ou autres, ils n’y retrouveraient pas les leurs. La violence n’est pas dans la façon de procéder, brutale hier, douce aujourd’hui : c’est l’assimilation la violence. Ce que ces garçons Lakota ont subi de force au XXème siècle, on le fait de notre propre initiative aujourd’hui.

C’est le bon moment pour rendre hommage à tous les parents qui ont forgé des guerriers, en ne cédant rien sur la question du nom. Faire respecter son nom, chaque jour, rappelle qu’on est toujours dans une société raciste et permet d’apprendre à se faire respecter. Ces parents sont méprisés par la société française, pour leur choix soi-disant rétrograde, en vérité ils sont héroïques, les parents des Zouheir, Abdelhamid, Trung ou Zakariyae.

C’est aussi l’occasion de rappeler que le système occidental d’étiquetage des humains ne doit pas représenter les limites dans lesquelles nous pensons notre identité. Il y a(vait) autant de façons de nommer que de peuples. Si par aliénation ou contrainte, vos parents ont cédé, rien, absolument rien, ne vous empêche de reprendre le nom de vos aînés, pour réparer ce qui a été démoli, directement ou indirectement, par le colonialisme. L’identité et l’état-civil de l’Etat français, ce sont deux choses différentes.

Et respect aux indigènes qui se mêlent de la façon dont on nomme l’un des leurs : vous êtes parfaits.

Malika Salaün

 

 

À partir de l’adresse <https://www.facebook.com/malika.salaun/posts/2123916371158543?__tn__=K-RH-R>