Monthly Archives: septembre 2018

Venez, on va s’effondrer !!! (1)

Dans la série, « Vous reprendrez bien deux doigts d’effondrement » cette émission sur France-Culture fait assez bien le tour de la question avec des regards croisés qui donnent du relief… J’aime assez cette idée que notre cerveau n’a pas été habitué à penser ce genre de situation, et que ,de ce fait on n’est pas près de traiter la question en temps et en heure, et que donc, on va s’en prendre une ou des sévères… 🙂

Les scientifiques sont formels : la planète court à sa perte, et c’est de notre faute. Pourtant, cette prise de conscience peine à se traduire en mesures efficaces. Comment mobiliser autour de l’écologie ?

 

Venez on va s’effondrer !!! (2)

Dans la même veine que le (1)

Dans « Arrêt Sur Images »

Et après ? Comment survivre, ou vivre, après l’effondrement ? Collectivement ou individuellement ? Pour en parler sur notre plateau, Pablo Servigne, collapsologue, co-auteur de « Comment tout peut s’effondrer » et « L’entraide, l’autre loi de la jungle », Bertrand Vidal, sociologue spécialiste de l’imaginaire des catastrophes et du survivalisme, auteur de « Survivalisme », et Denis Tribaudeau, instructeur de survie, auteur de « Survie mode d’emploi » et « Guide de la survie en ville »

 

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Zététique…

Lepage c’est le pape de l’éducation populaire, et ce type c’est le pape de la Zététique…

Autant Franck Lepage, a bousculé , en son temps l’éducpop, autant ce type, bouscule autre chose… de profond, il me semble… Comme je suis un vieux con, je crains qu’à la longue il rejoigne Lepage, qu’il tourne en rond prenne la grosse tête etc…

Mais pour le moment, tous les espoirs sont permis… non?

Je vous livre deux vidéos, longues, mais déjà en regardant les première minutes de chacune, je me dis qu’il y a quelque chose de très intéressant qui se passe là… (J’aimerais bien voir des profs donner des cours avec ce genre de t’shirt)

et un bout de ça

Mon vote pour 32€ (France Culture)

Je le sais bien « élection piège à cons… » mais quand on écoute cette émission, dans la deuxième partie, là je me dis que je ne me ferais plus acheter… euh… en tout cas pas tout de suite… 🙁

Julia Cagé -Le prix de la démocratie
Pour répondre à cette question, Julia Cagé a réuni de très nombreuses données statistiques qu’elle analyse tout au long du livre… et qui lui permettent par exemple de dire combien coûte une voix dans un pays comme la France : 32 euros. Car c’est l’un des enseignements de la lecture du livre, même dans notre pays que l’on aime à penser très différent des États-Unis sur ce point, l’argent fausse le jeu démocratique.
C’est un livre extrêmement fort dont on peut suivre toutes les assertions, un livre qui donne envie d’agir, qui a quelque chose de galvanisant. On y entend une voix, c’est un livre qui dévoile et qui change mon regard sur le monde autour de moi. (Julie Clarini)
Ce que Julia cagé nous montre de façon assez convaincante, son hypothèse : le vice de la déconsolidation démocratique, c’est précisément lié à un système de financement de la démocratie qui est vicieux [..] C’est un système -comme dit Julie Clarini- qui favorise les riches contre les pauvres. (Jean-Marie Durand)

Faut aller à 22mn quoi qu’avant c’est pas inintéressant 🙂

À partir de l’adresse <https://www.franceculture.fr/emissions/avis-critique/sauver-la-democratie>

Le bonheur c’est obligé !!! (Vidéo-France-Culture)

La sociologue Eva Illouz critique et analyse les ressorts de la « tyrannie du bonheur » véhiculée par notre société, celle d’une utopie néolibérale où les entrepreneurs du bien-être et les experts en bonheur font florès.

A écouter, l’entretien avec Eva Illouz dans l’émission « La Grande Table » :

 

Il y a aussi une vidéo:

Denise ! (vidéos)

Je suis fan d’une chorale de gosses… même pas française.. Américaine.. Et pas vraiment blanche.. Et je recherche hardiment une chorale équivalente en Europe où les gosses s’éclatent autant… Parce qu’en général les chorales de gosses c’est quand même un poil triste pour ne pas dire plus…

Il s’agît de PS22 Chorus

Dans cette chorale Denise avait quelque chose de…à l’époque (2011)

C’est de la soupe mais quand même… et dans les années suivantes… >>

Accaparation Culturelle… (1)

J’aime bien quand dans le milieu de la « Culture » ça se frite, il apparait des choses pas inintéressantes…

Ici c’est Ariane Mnouchkine qui s’en prends une… 🙂

 

Ô  KANATA

 

Les intentions de Robert Lepage et de madame Mnouchkine avec le spectacle théâtral Kanata pourraient paraître nobles. Nous sommes devant deux maîtres indéniables du théâtre.

Le théâtre du Soleil à travers ses créations, a souvent lutté pour un avancement des sociétés, des cultures, il a souvent plaidé pour le changement, pour la justice. Mais lorsqu’on se met au service d’une cause, on ne peut ignorer ceux-là même qui la portent.

Nous connaissons Robert Lepage personnellement pour avoir joué sur scène sous sa direction au CNA dans les années 1990. Nous connaissons aussi madame Mnouchkine pour l’avoir rencontrée d’abord en 2001 au FTA et par la suite pour avoir eu le privilège d’assister au début des répétitions du Dernier Caravansérail à la Cartoucherie de Vincennes en 2004.

Nous sommes chez Ondinnok, parmi les fondateurs du théâtre autochtone au Canada. Nous avons été longtemps la seule compagnie de théâtre autochtone francophone de l’Amérique du Nord.

Pourquoi avoir choisi de nous ignorer? Nous sommes des artistes autochtones engagés. Nous avons une position, celle de la réappropriation de nos cultures et de nos formes d’expression en art et celle de la reconstruction culturelle de nos Nations.

En février 2018, nous avons déposé un manifeste pour l’avancement des Arts et des artistes autochtones dans le cadre de la refonte de la politique culturelle du Québec. Nous y affirmions entre autre ceci : « La présence des arts et des artistes autochtones sur toutes les scènes et dans tous les théâtres et toutes les institutions de diffusion des Arts est la meilleure garantie contre l’ignorance, la discrimination et le racisme. »

Accaparation Culturelle (2)

La suite de (1)

Nous voudrions ici répondre aux propos tenus par la metteure en scène et animatrice française du Théâtre du Soleil à Paris, Ariane Mnouchkine, dans les pages du quotidien Le Devoir, le 11 juillet 2018, en ce qui concerne la pièce Kanata qui sera présentée à Paris en décembre prochain, mise en scène par le metteur en scène québécois Robert Lepage. Nous n’avons pas encore vu l’oeuvre, mais nous croyons pertinent de lui présenter notre réflexion le plus courtoisement possible. C’est de respect que nous parlerons ici, car en langue anicinape, dire la vérité se dit odeiwin, la parole du coeur.

Dans son entrevue donnée au Devoir, madame Mnouchkine explique qu’elle souhaite raconter l’histoire de la relation entre les Autochtones et les colonisateurs au Canada. Elle souhaite qu’on lui dise : « Vous nous avez compris, vous avez compris, et vous avez compris parce que vous avez su imaginer ce que ça pouvait bien vouloir dire. »

Nous pensons qu’au Québec beaucoup de citoyens ont déjà compris. Madame Mnouchkine n’est pas la première à raconter l’histoire des relations entre les Autochtones et les peuples qui ont colonisé l’Amérique. Il y a eu les marins, les aventuriers, les prêtres qui ont tenu des carnets de bord. Ensuite sont venus les libres penseurs des Lumières, pour sortir l’Europe de sa grande noirceur — qui n’était pas la nôtre, soit dit en passant. Puis, il y a ceux qui voulaient tellement nous comprendre : des anthropologues, des ethnologues, des historiens, des politiciens, des réalisateurs de western, de spectacles « Wild West », alouette, et ainsi vole la perdrix…

Alors, peut-être sommes-nous saturés d’entendre les autres raconter notre histoire.

Friot se croit universel…

Je ne comprends pas tout aux subtilitées des revenus qu’ils soient universels ou de base ou je ne sais quoi… Quand j’écoute Bernard Friot, je me dis qu’il n’a pas tort et qu’en même temps il y a un truc qui me gêne… Une façon de penser qui se suffit à elle-même…

Et puis je suis tombé dans Ballast sur ces 3 minutes, et là je me suis dit, ça ne va pas du tout… c’est tout l’inverse de l’intersectionnalité… puis ce ton autoritaire, colérique… Non Merci!

Miguel Benasayag : « Il ne faut pas traiter les gens désengagés de cons »

J’aimais pas trop ce mec, il y a une quinzaine d’année, je le trouvais macho, mégalo, narcissique.. Et puis avec le temps même si je ressens encore un peu ça, je trouve dans ce qu’il dit quelques cailloux blancs pour trouver ma route…. Ca fait partie de textes , longs, difficiles à lire mais je suis pas mécontent de l’avoir lu !

Un extrait de l’ITW dans Bastamag:

« La politique — avance Chantal Mouffe — a toujours à voir avec la construction d’une identité collective, d’un nous qui, pour se constituer, doit se distinguer d’un eux. » Cela ne vous semble pas pertinent ?

Je dirais qu’il n’y a pas de « nous » défini. Oui, il y a des salauds et des canailles, mais il n’y a pas de saints. Nous devons trouver des pratiques émancipatrices sans jamais nous déclarer du bon côté. Dire « nous/eux », cela  signifierait que le « nous » ne compte ni adversaires ni ennemis en son sein. La multiplicité qui nous compose en tant qu’individu compte pourtant des éléments très réactionnaires et mortifères : je suis au quotidien mon propre ennemi. Ma seule condition de mâle me rend par endroits ennemi de moi-même ; ma condition de père m’oblige — et c’est compliqué — à ne pas écraser mes enfants… Se méfier de soi est très important. J’ai souvent observé que les personnes les plus intègres sont celles qui, frottées à l’ennemi, se brisent le plus rapidement. Prenez la torture : celui qui se considère comme un lâche a de fortes chances de s’en tirer sans trop de dégâts ; celui qui se prend pour un surhomme est cassé, net, car l’ennemi trouve sa faille. Je le dis en tant que clinicien et militant : il faut assumer la multiplicité contradictoire qui nous permet d’éprouver la merde qui existe partout dans le monde tant elle est tout près, chez soi. Si on pense la merde extérieure à soi, on risque de devenir une canaille. Ça ne signifie pas que nous soyons tous des nazis ou des xénophobes… Ce qui nous définit (comme salaud ou résistant), c’est l’acte. Ce n’est pas l’essence. On peut être la pire des merdes mais, dans telle situation, être du bon côté.

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