Monthly Archives: juin 2018

Nadir Dendoune…

Je suis ce gars depuis pas mal de temps, et j’avoue que j’ai comme un fascination (et pas que..) pour le bonhomme…

Une des choses que j’admire c’est cette capacité à ne rien lâcher sur ses positions.. Quand il y a pas mal de temps il arrivera au sommet de l’Everest… Il refusera systématiquement le petit jeu médiatique du « ‘C’était pour prouver que.. » Sans oublier d’insister sur le fait que ce genre d’exploit est plus facile pour les petits bourgeois que pour les prolos des quartiers populaires…

«Je ne suis pas un exemple, mais une exception. Je ne veux pas qu’on se serve de mon parcours pour faire croire qu’il suffit de vouloir pour y arriver. C’est toujours plus facile pour un bourgeois de Neuilly-sur-Seine»,

Et puis il y a eu ce film ‘Des figues en Avril » un documentaire d’une heure où il filme sa mère dans sa cuisine… Il va porter ce film à bout de bras dans toute la France, faisant des salles pleines….

Après,  il y a une énigme que je n’arrive pas à saisir, c’est cette façon sur Facebook d’évoquer de manière totalement impromptue certaines de ses fonctions sexuelles.. Je ne ferais donc ci-dessous aucune citations sur cette thématique….

Bourdieu…

C’est une chose que j’ai remarqué dans les mouvements qui démarrent… Je crois repérer des militant-es qui semblent avoir un avenir tout tracé de petits chefs… qui finiront dans le système, du côté des dominants… Le mouvement dans lequel ils/elles militent n’est en fait qu’un tremplin pour leur carrière perso… J’ai l’impression de les flairer au travers de leurs pratiques, leur façon de prendre la parole, de s’exprimer face aux médias..etc..
En tombant sur cet extrait d’un film d’il y a vingt ans sur Bourdieu, je me rends compte que grosso modo le mec est d’accord avec moi… (où l’inverse, c’est moi…)

On notera le changement de regard vers la fin 🙂

http://dai.ly/xh5tu

Disruption dans la justice (France Culture)

…. avec Antoine Garapon et Jean Lassègue

C’est du lourd, faut s’accrocher pour saisir des trucs, mais en gros, l’idée c’est que si ce sont les algorithmes qui rendent la justice, qui va contrôler les algorithmes… c’est ni vous ni moi, mais uniquement les informaticiens qui auront accès au code… Tant que c’est sur du papier tu peux consulter les textes, te les faire expliquer par des gens qui savent mieux les lire que toi… Mais quand c’est du code informatique … ?

Tout ça est dit dans un langage de salon qui arrondit tellement les angles que la tragédie qui vient semble gentillette, mais en vrai ça fout vraiment les trouilles…

 

 

Antoine Garapon, Magistrat et secrétaire général de l’Institut des Hautes études sur la justice et Jean Lassègue, chercheur au CNRS. Ils font paraître Justice digitale: Révolution graphique et rupture anthropologique paru aux PUF.

L’éducation populaire, morte?

Ça fait un peu dans le genre déprimé ce texte, mais c’est sûrement nécessaire pour remettre un peu les compteurs à zéro…

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N’êtes-vous pas lassés de rabâcher à plus soif les mêmes incantations, totalement inopérantes, depuis tellement de temps qu’on finit par oublier pourquoi vous y tenez tant. N’avez-vous pas compris, du haut de tout votre savoir universitaire ou militant, que l’étendard de l’éducation populaire est piétiné dans les oubliettes de l’histoire, comme la démocratie, la science, le progrès, la raison, toutes valeurs disparues jetées avec l’eau du bain par le fric triomphant et dont l’usage immodéré nous a conduit là où nous sommes. Ou alors, pire peut-être, répétez-vous en boucle les mantras d’une religion inconnue qui s’enracine entre Condorcet et Pelloutier et dont le projet a toujours été de conscientiser un peuple à l’intelligence plus ou moins bien partagée ?

Je voudrais vous dire ce qui n’est plus un secret : cette société ne peut pas être changée. Elle n’est en rien un avatar, un détournement, une difformité. Elle est l’aboutissement du projet de la bourgeoisie murement et patiemment déroulé, qui consiste pour une minorité disposant de tous les capitaux (financiers, intellectuels, sociaux et culturels) d’asseoir sa domination sur le plus grand nombre possible avec son assentiment, pour se remplir les poches. Et c’est chose presque faite.

En pleine face, la reconnaissance…

Je vois de temps en temps passer des dénonciations concernant le fichage… Se terminant dans le genre « refusons le fichage… » Comme si en criant un peu fort on allait stopper la machine… C’est nier que ça existe déjà bel et bien à tant de niveaux, et que ça ne va pas s’arranger, loin de là…

Faire comme si il était encore possible d’infléchir quoi que ce soit, c’est faire croire à des troupeux de bestiaux qu’ils ne sont pas destinés à l’abattoir…

La question devrait être « comment allons-nous pouvoir survivre dans ce Monde là…?  Mais croire qu’en criant même très fort , on va pouvoir y échapper…. c’est presque criminel…

Surveillance : le réseau français « intelligent » d’identification par caméras arrive…

Copie d’écran d’une vidéo promotionnelle pour le logiciel de détection et identification de visages » Morpho argus », vendu à la police néerlandaise. Un autre logiciel de « détection de suspects », « Morpho Video Investigator » a été lui vendu en 2016 à la police nationale française par l’entreprise française leader en biométrie : Safran. Le principe d’intelligence artificielle d’analyses des visages à capacités prédictives est au cœur de ce type de logiciels.

La reconnaissance faciale « intelligente » est annoncée comme une nécessité pour le ministère de l’Intérieur. Le modèle chinois de contrôle et surveillance de la population par des caméras et des algorithmes d’identification des personnes semble inspirer le gouvernement et l’administration française qui lance des expérimentations et des partenariats. Explications.

La suite ici:

https://information.tv5monde.com/info/surveillance-le-reseau-francais-intelligent-d-identification-par-cameras-arrive-242520

Pourquoi s’organiser politiquement sur Facebook n’est pas une bonne idée …

L’arrivée de Fesse Bouc aura été l’occasion du plus grand casse du siècle sur les publications militantes… Fesse Bouc s’est annexé un nombre énorme de réseaux et de publications militantes en quelques mois… Et tout ça avec le consentement, la participation bénévole des militant-e-s ellles-eux-mêmes….

L’article est assez long, mais explique assez bien le processus… Même si, ils évoque d’autres alternatives qui à mon avis, n’atteindront en rien la domination de Fesse Bouc, ici, comme pour le fichage, nous avons perdu la guerre, et le nier… ça ne va pas…

Aujourd’hui Fesse Bouc, c’est comme Vinci et les autoroutes, tu peux bien dénoncer Vinci, mais qui va boycotter en masse les autoroutes… Ils ont gagnés… Il faut penser les choses à partir de nos défaites…

 

Boudé il y a quelques années par les milieux militants, les réseaux sociaux et particulièrement Facebook sont aujourd’hui utilisés sans aucune retenue ni questionnement. Facebook c’est peut-être pratique pour sa fluidité, ses buzz, son côté populaire, bien que cette impression soit largement surestimée. Mais en tant que militant.e.s, activistes ou révolutionnaires il est grand temps de questionner notre usage exclusif ou notre dépendance aux réseaux sociaux. C’est ce que propose cet article.

Handicap… ils sont cap… !!

 

Sur le mode « Je ne suis pas raciste, j’ai un ami noir » je pourrais la jouer « Je ne suis pas validiste j’ai un ami handicapé » Il reste que oui j’ai on ami Pascal, qui m’a souvent appris plein de choses sur ces questions… Il vient de m’attirer l’attention sur cette saloperie concernant la construction de logements accessibles aux handicapés… Je l’avais vu passer sans plus, et quand on est pas directement concerné ça passe comme tant d’autres choses…
Il m’a fait lire cet édito du bulletin local de l’APF…

Ça va mieux en le disant !

« Cette nuit à 3h17 l’Assemblée Nationale a terminé l’examen de la loi ELAN (Evolution du Logement et Aménagement Numérique) après neuf jours, neuf nuits, 2944 amendements discutés et 88 heures de débats. Fier du travail réalisé par le groupe La REM que j’ai eu l’honneur d’animer ». C’est par ces mots que de façon très puérile, M. Mickael NOGAL député LREM de Haute Garonne s’est félicité de l’adoption de la loi ELAN dans la nuit du 8 au 9 juin dernier.
Ah ! il peut être fier en effet ce jeune élu du « nouveau monde »d’avoir fait régresser les lois d’accessibilité pour des millions de personnes en situation de handicap, faisant passer l’obligation de constructions de logements neufs de 100% accessibles à … 10% !
Il vient de nous renvoyer dans le monde de son grand-père.

Quel exploit ! Un retour quarante ans en arrière pour nous personnes handicapées qui par nos demandes d’accessibilité ruinons les promoteurs immobiliers. Il est vrai que rendre accessible un logement c’est faire exploser la facture du chantier de… 1% ce qui est parfaitement inadmissible. Alors chères personnes à mobilité réduite, dorénavant vous serez condamnées à vivre dans des rez-de-chaussée avec vue directe sur les cours et les poubelles, condamnées à ne pas rendre visite à vos familles ou à vos amis car leurs logements ne seront pas adaptés.
Le pire ? C’est qu’il en est fier le jeune animal politique, totalement inconscient du caractère régressif de sa loi, totalement à côté des réalités que sont celles des personnes handicapées au quotidien, qu’il ouvre la voie à ceux qui n’attendaient qu’une brèche pour rogner le concept même de société inclusive. La gravité même de cela lui échappe.
S’il en était besoin il vient avec éclat de prouver que les élus de son groupe ne sont que ceux de La République En Marche arrière, de celle qui nous ramène loin dans le vieux monde !..
– Sophie FRILLEY-MICHEL
Membre du CAPFD

Boris Cyrulnik…

Il y a déjà quelques temps, je suis tombé sur ces 2 articles d’Odile Fillod,  qui démonte pièce par pièce, avec une rigueur à toute épreuve, le bonhomme… J’ai pas tout compris, mais depuis, j’ai comme un doute à chaque fois qu’on cite son nom… c’est un peu gênant…

Boris Cyrulnik : stop ou encore ? (1ère partie)

Dans une récente pastille radiophonique, la distorsion de la réalité opérée par le célèbre médecin a atteint des proportions record. Cette nouvelle prouesse amène à lever le voile sur un trompe-l’œil dont l’étendue et la persistance ne laissent pas d’étonner. Les implications politiques de ses opinions, massivement diffusées sous les atours d’une parole de sagesse pétrie de science et d’humanisme, sont suffisamment sérieuses pour qu’on s’y penche.

Des z’images

ça faisait longtemps… j’ai trouvé ça par hasard…

[Tiens ils ont (encore) repeint !, la suite –.

ce n’est qu’un (d)ébat, continuons les abus.]

Dans Tiens ils ont encore repeint ! 50 ans d’aphorismes urbains, avec l’ami graphiste Philippe Bretelle, on a voulu donner à voir la continuité mutante et hybride des écritures sauvages nées lors de mai 68, mais aussi faire la nique aux embaumeurs commémoratifs de ce printemps-là. Car ce sont souvent les mêmes qui magnifient les graffitis contestataires de la fin des sixties, et qui prennent des airs scandalisés sitôt que des bombages ou des tags, ces indignes « dégradations », apparaissent dans leur centre-ville gentrifié, aux abords d’une ZAD ou dans une fac occupée ici et maintenant. Ces anciens jeunes repentis, à moins qu’ils ne soient d’emblée nés vieux, ont la mémoire sélective et horreur des troubles poétiques, existentiels, transgenres ou subversifs d’aujourd’hui. C’est des conflits du temps présent qu’ils cherchent à faire table rase, en abolissant toutes traces de discordance active dans l’immédiate actualité. Si ce livre a eu un mérite, c’est de leur saloper la bienséance nostalgique, en redonnant la parole à tous les « amateurs du désordre ».

Cette collecte m’a tenu en haleine une dizaine d’années durant, et si j’ai cru qu’avec sa publication l’obsédante glane murale tirait à sa fin, c’est raté. Tant que les inscriptions fleurirons dans la rue, j’aurais du mal à faire l’impasse. Alors, comme le printemps 2018 m’a donné de nouvelles matières, j’ai pris des photos ou noté sur mes carnets d’autre bribes textuelles. Et autant partager ces trouvailles dans un nouveau volume en ligne… à télécharger gracieusement ici en pdf.

 

À partir de l’adresse <http://www.archyves.net/html/Blog/?p=7391>

 

Le doute ?

Je gamberge ces temps, sur la zététique… qui serait aussi l’Art du doute…j’ai trouvé ce bout de texte qui me va bien…

Le doute premier, c’est le doute sur soi. Sentiment de se fourvoyer, dont on ne peut ni donner la preuve ni la cause, et qui échappe à l’analyse. Le doute est une intuition déstabilisante, une série de questions sur les fondements, série qui s’alimente d’elle-même.

Le doute personnel, bien antérieur au doute scientifique, est douloureux en ce qu’il est réflexif : le doute scientifique s’exerce sur des idées émises par d’autres, le doute intime sape obligatoirement la confiance, il influe sur le quotidien, sur la justesse des gestes, d’un travail ou d’un mot.

En général, les humains le détestent car il fait entrer l’être dans un cycle instable, et dangereux.

En même temps, dans la mesure où un être est capable d’évoluer, le doute est le compagnon obligatoire de cette évolution : sans question sur les certitudes de l’être, il ne peut y avoir aucune motivation, aucune critique digne…

Le doute est alors le lieu même de l’épreuve qu’est une évolution personnelle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Doute